Robert Longo


Biographie

Robert Longo est un artiste américain né en 1953 à Brooklyn où il vit et travaille aujourd’hui.
Enfant, il est fasciné par le cinéma, les magazines, la bande dessinée et la télévision, sujets qui l’inspireront par la suite. Il étudie ensuite la sculpture puis poursuit sa carrière dans les arts visuels. En 1972 il reçoit une bourse pour étudier à l’Accademia di Belle Arti à Florence. De retour à New York, il étudie ensuite au Buffalo State College. Son professeur, Joseph Piccillo influencera son travail, tout comme Cindy Sherman avec qui il étudie et à qui on l’associera. Dans les années 1980, Robert Longo réalise de nombreux clips vidéo ainsi qu’un film et un court métrage. En 2005, il reçoit le prix « the Goslar Kaiser Ring ».
Son travail est exposé au Centre Pompidou à Paris, à la Tate Gallery et à l’ICA à Londres.

Dans la Collection Meeschaert

L’artiste dessine une femme en burqa, Barbara Sukowa, sa femme dont la charge dramatique ou suggestive est remarquablement traduite par le fusain. La force de
l’expression et l’usage du fusain révèlent toute la puissance du sujet.
L’artiste retravaille une photo, la projette sur un papier spécial sur lequel il trace une première esquisse avant de donner du volume par six nuances de noir.

439 - LONGO Robert - Untitled (O) from the Mysteries

Robert Longo, Untitled (O) from the Mysteries, 2013, Impression sur papier d’après fusain, 111 x 82 cm

Style

Robert Longo utilise toutes les formes possibles d’expression allant de la peinture aux installations en passant par la vidéo et la sculpture. L’artiste estime appartenir à une « génération qui est arrivée après l’art conceptuel. L’art était mort. », dit-il. À travers des œuvres mettant en scène la violence, le pouvoir et les monstres guerriers, l’artiste dévoile sa vision noire de la société américaine.

Maître du fusain ultra-réaliste, il transforme la pratique plutôt intimiste du dessin à l’échelle monumentale de la peinture, usant du fusain, du graphite et de l’encre, créant des effets de clair-obscur et exploitant la lumière et le noir en tant que matières premières.
L’artiste met en scène nos peurs viscérales, emploie les images les plus violentes de notre environnement en contraste avec les plus lénifiantes (roses, visages d’enfants endormis etc.), pour créer les séismes susceptibles d’induire une réaction.

Thématique : Le quotidien dans l’art

Le quotidien est la vie qui revient de manière répétitive et prévisible. Il est une source d’inspiration pour les artistes, qui documentent le réel à travers une idée, un lieu, une histoire. Des orientations singulières sont prises pour raconter ce qu’ils ont vu ou vécu. Inscrites dans la modernité, les œuvres sont symboles de la société, elles sont des images de référence. Le quotidien est devenu une banque d’images dans laquelle puiser, il s’agit d’explorer la réalité pour la rendre extraordinaire. L’art s’installe dans notre quotidien, en tous lieux, dans l’espace public, et envahit le réel. Le street art par exemple sublime le quotidien et détourne le paysage urbain. La photographie quant à elle, permet d’intégrer le quotidien dans l’art en capturant l’architecture, le paysage, les gens. Le monde familier se trouve ainsi sublimé. « L’œil de l’artiste permet de découvrir sous un jour nouveau le quotidien […], qui se trouve réinventé à travers les propositions créatives. » Global Corporate Collections. Des natures mortes de Cézanne, aux accumulations d’Arman, l’art depuis longtemps déjà est indissociable de la vie ordinaire.