Marjan Teeuwen

Biographie

Marjan Teeuwen est une artiste néerlandaise née en 1953 aux Pays-Bas. Elle vit et travaille à Hertogenbosch aux Pays-Bas. Elle a étudié à l’Académie des beaux-arts de Tilburg entre 1982 et 1984 et à la Kunstacademie de St. Joost à Breda entre 1984 et 1988. En 1993 elle fonde le groupe KW14, dont elle est commissaire, qui organise tous les deux ans des expositions d’artistes contemporains. En 2009 elle remporte le Grand Prix de la Biennale de Krasnoyarsk. La même année son travail est présenté au salon « Paris Photo ».

Dans la Collection Meeschaert

Marjan Teeuwen utilise les débris de murs d’une maison abandonnée pour créer une nouvelle installation éphémère au sein de la structure d’origine. Cette œuvre d’art sera conservée grâce à la photographie de l’artiste. Marjan Teeuwen met en lumière l’équilibre précaire du pouvoir de destruction et la construction minutieuse de l’ordre et de la fonction.

462 - Teeuwen Marjan - Destroyed House 1

Marjan Teeuwen, Destroyed House 1, 2007
Photographie impression jet d’encre pigmentaire, 150 x 149 cm

Style

L’artiste néerlandaise décompose les murs de bâtiments abandonnés et utilise leurs débris afin de créer une sculpture et de nouvelles surfaces.
Dans un de ces projets sur un immeuble détruit durant la seconde guerre mondiale, elle scie méticuleusement toutes les portes en bois en des centaines de fragments et les utilise pour construire des partitions en couches. Les murs sont donc fabriqués en portes. Dans d’autres travaux, elle emploie des objets de récupération qu’elle entasse par milliers pour créer de nouveaux espaces.

Thématique : L’engagement au cœur de la démarche artistique

Depuis la fin des années 1960, la portée politique, sociale, environnementale ou identitaire de l’art contemporain est grandissante. De plus en plus d’artistes ont la volonté d’affirmer leurs convictions, de casser les codes. Les messages que portent les créations artistiques peuvent viser le gouvernement, le marché de l’art, la société de consommation ou les injustices. L’avènement de pratiques dites in situ comme le street art par exemple, replace l’œuvre dans l’espace public et interroge sur la politique de l’œuvre. La question de l’engagement renvoie aux techniques utilisées, à la nature des lieux de production et d’exposition et à l’impact sur le public. Certains artistes ont choisi de défendre une cause, comme l’atteinte à la biodiversité, ou de prendre position contre un régime politique. Les visuels sont forts, ils cherchent à choquer et ne laissent pas indifférent.