Thomas Fougeirol


Biographie

Né en 1965 à Valence, Thomas Fougeirol vit et travaille à Paris et à New York. Il réalise des toiles de très grand format le plus souvent. Il est représenté par la galerie Praz-Delavallade à Paris.

Dans la Collection Meeschaert

Untitled est animé d’une certaine vitalité, d’un rapport au dynamisme, il nait d’une forme de spiritualité et d’énergie artistique. Thomas Fougeirol conquiert son œuvre, il laisse une empreinte, celle d’une matière sur une matière. Il applique des matériaux trempés dans la peinture comme des draps, sur la toile de lin. Pas de présence humaine dans le tableau, mais une trace du passage de l’artiste. « J’ai toujours été à la recherche d’une peinture qui pouvait avoir une ambiguïté technique, un hybride d’empreinte, de radiographie. Un travail d’empreinte reprenant certaines problématiques de la photo. »

370 - Fougeirol Thomas - Untitled

Thomas Fougeirol, Untitled, 2013, Peinture, Huile sur toile, 193 x 144 cm

Style

L’artiste évolue entre figuration et abstraction dans ses œuvres très physiques, toutes en matière, faites de couches de peinture qu’il fabrique lui-même à partir de pigments. Ne s’imposant aucune limite, il travaille la matière de façon spontanée. Son œuvre met l’expérience au cœur de son procédé, il constitue la peinture avec des éléments, des matériaux divers, des photos, des débris. A la fois artiste, artisan et plasticien, Thomas Fougeirol s’intéresse à la phénoménologie : comment les choses apparaissent et comment nous les percevons « une peinture reste un objet ». Il n’est pas un peintre abstrait qui utilise la figuration, mais un peintre figuratif qui produit de l’abstraction.

Thématique : L’abstraction pour sujet

Les premières œuvres d’art abstrait apparaissent au début du XXème siècle et révolutionnent l’histoire de la peinture. Des artistes montrent des formes qui ne représentent pas le monde extérieur. L’abstraction s’oppose à la figuration car elle rompt le lien entre l’œuvre et la réalité. Le triomphe de la couleur, de la forme et l’absence de référent figuratif sont les signes de cette nouvelle liberté dans l’art. Le but est de faire ressentir aux visiteurs l’intensité des œuvres par l’émotion. C’est une attention nouvelle aux matières et à la pénétration de la lumière, cela questionne l’impact des couleurs sur notre univers. Les peintres abstraits sont émus par la simplicité des formes, ils ne sont pas intéressés par la représentation exacte de la nature, ils privilégient le geste et l’espace. La peinture libérée de tout sujet invite à l’imagination et à faire le vide dans un monde saturé d’images. Beaucoup d’historiens s’accordent à dire que l’abstraction est née du travail de deux artistes russes (Kandinsky et Malevitch) et d’un artiste néerlandais (Mondrian). Les peintres expérimentent de nouvelles images et formes, en quête d’un monde intérieur. C’est après l’invention de la photographie en 1839 que certains artistes ont remis en question le besoin de reproduire la réalité puisque la photographie le fait très bien. La couleur et la forme / Le geste et la ligne / La géométrie / L’illusion de la perception / L’émotion et la méditation.