Quentin Shih


Biographie

Né en 1975 à Tianjin, de son vrai nom Shi Xiaofan, Quentin Shih est un photographe chinois autodidacte. Il débute dans la photographie au collège et s’installe à Beijing après son diplôme dans le but de poursuivre une carrière d’artiste photographe. A partir de 2000, Quentin Shih commence à se faire un nom jusqu’aux Etats-Unis. En 2007 il est nommé photographe de l’année par le magazine Esquire. En 2008 il est sélectionné par Dior pour fêter les 60 ans de la maison lors de l’exposition « Dior et les artistes contemporains chinois » à Beijing. A cette occasion il réalise une série « Stranger in the glass box » qui représente la rencontre de la mode occidentale des années 60-70 avec la Chine uniforme de Mao. Il partage aujourd’hui son temps entre New York et Pékin.

Dans la Collection Meeschaert

Dans la série « Shanghai Dreamers », le travail de Quentin Shih est remarquable car il illustre deux mondes opposés : la Chine communiste et la mode française. Il traite de la notion de choc culturel entre l’Orient et l’Occident avec une certaine dérision qui a pu engendrer la polémique. Ses photos donnent l’impression d’un manga. Les contours sont nets, la lumière est éclatante. L’image vivante, s’anime devant le spectateur.

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Quentin Shih,Shanghai Dreamers n°2,Photographie,C-print,112 x 112 cm

Style

L’artiste est identifiable immédiatement par son approche cinématographique combinée à des détails documentaires. La composition et la lumière, deux aspects qui lui sont inspirés d’Edward Hopper, confèrent une singularité et une atmosphère énigmatique. Quentin Shih crée des histoires chargées d’émotion. « S’il y a un mouvement artistique qui m’a inspiré c’est le surréalisme. » affirme-t-il. En regardant ses photographies nous entrons dans un rêve entre réel et fantastique.

Thématique : L’engagement au cœur de la démarche artistique

Depuis la fin des années 1960, la portée politique, sociale, environnementale ou identitaire de l’art contemporain est grandissante. De plus en plus d’artistes ont la volonté d’affirmer leurs convictions, de casser les codes. Les messages que portent les créations artistiques peuvent viser le gouvernement, le marché de l’art, la société de consommation ou les injustices. L’avènement de pratiques dites in situ comme le street art par exemple, replace l’œuvre dans l’espace public et interroge sur la politique de l’œuvre. La question de l’engagement renvoie aux techniques utilisées, à la nature des lieux de production et d’exposition et à l’impact sur le public. Certains artistes ont choisi de défendre une cause, comme l’atteinte à la biodiversité, ou de prendre position contre un régime politique. Les visuels sont forts, ils cherchent à choquer et ne laissent pas indifférent.