Jean Fusaro


Biographie

Né en 1925 à Marseille, Jean Fusaro est un peintre français de paysages. Il vit et travaille à Lyon. Il a fait l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon avant d’y être professeur. Ses peintures ont été exposées à de nombreux salons, notamment à Paris. Il reçoit le prix Fénéon en 1953 et le prix de la ville de Marseille en 1957. Figure de l’Ecole de Lyon, sa touche fait penser à Raoul Dufy ou Pierre Bonnard. De 1990 à 2010, il réalise des peintures murales monumentales en l’Eglise de Saint-Jacques-des-Arrêts. Il est représenté par la galerie Tamenaga à Paris.

Dans la Collection Meeschaert

Jean Fusaro représente des scènes diverses de paysages dans une gamme de couleurs très fraîches. Il appartient à un mouvement entre figuratif et abstrait, le Sanzisme, qui a pour but de décloisonner la peinture des schémas traditionnels et rejetant en bloc l’impressionnisme, le fauvisme et le cubisme, d’où le nom de « sans-isme ». Progressivement, il confirme son style de pastelliste et privilégie l’espace maritime. « Ma prétention est simple. Je souhaite que les œuvres puissent apporter quelques moments de joie et de bonheur à ceux qui viendront ici. » La peinture de Jean Fusaro est plus suggestive qu’expressive. Il nous invite à réfléchir, à écouter, à ressentir la vie et l’air du temps.

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Jean Fusaro, Canal Saint-Martin, Peinture, Huile sur toile, 65 x 50 cm

Thématique : Le quotidien dans l’art

Le quotidien est la vie qui revient de manière répétitive et prévisible. Il est une source d’inspiration pour les artistes, qui documentent le réel à travers une idée, un lieu, une histoire. Des orientations singulières sont prises pour raconter ce qu’ils ont vu ou vécu. Inscrites dans la modernité, les œuvres sont symboles de la société, elles sont des images de référence. Le quotidien est devenu une banque d’images dans laquelle puiser, il s’agit d’explorer la réalité pour la rendre extraordinaire. L’art s’installe dans notre quotidien, en tous lieux, dans l’espace public, et envahit le réel. Le street art par exemple sublime le quotidien et détourne le paysage urbain. La photographie quant à elle, permet d’intégrer le quotidien dans l’art en capturant l’architecture, le paysage, les gens. Le monde familier se trouve ainsi sublimé. « L’œil de l’artiste permet de découvrir sous un jour nouveau le quotidien […], qui se trouve réinventé à travers les propositions créatives. » Global Corporate Collections. Des natures mortes de Cézanne, aux accumulations d’Arman, l’art depuis longtemps déjà est indissociable de la vie ordinaire.