James Georgopoulos


Biographie

Né en 1966 à Manchester aux Etats-Unis, James Georgopoulos vit et travaille aujourd’hui à Los Angeles. Il a travaillé longtemps dans l’industrie du cinéma et de la télévision avant de se consacrer exclusivement à la photographie. Son travail est exposé à travers le monde. Il a travaillé avec tous les supports : peinture, sculpture, installation pour mettre en lien toutes ces techniques de création.

Dans la Collection Meeschaert

Cette arme est celle de Samuel Jackson dans le film Pulp Fiction, elle appartient à la série « Guns of cinema ». C’est l’arme que l’artiste a préféré photographier, pour sa poignée en nacre et parce qu’elle a également servi dans les films Dillinger et Les intouchables. Cet objet est riche de sens par l’histoire qu’il contient. L’artiste a également photographié les armes d’Al Pacino dans Scarface, Lady Gaga dans son clip Born This Way, Clint Eastwood dans Dirty Harry, Angelina Jolie dans Salt.

James Georgopoulos Gun

James Georgopoulos, Actual gun of Sam Jackson in Pulp Fiction, 2013, aluminium, Peinture automobile, résine

Style

Dans ses œuvres, James Georgopoulos emploie plusieurs techniques pour réaliser des armes à feu utilisées dans des blockbusters américains. Il photographie ces fameux pistolets et applique ensuite une couche de résine dessus. La brillance de la finition donne un effet de glacis, comme celui des automobiles. Son style est masculin et puissant, il aime que le rendu soit visuellement attractif. Sa démarche est de documenter sur les artefacts de nos films d’actions préférés. « J’aime quand on identifie tout de suite mon travail, explique l’artiste, je voudrais faire un travail continu que l’on pourrait reconnaître ».

Thématique : Le quotidien dans l’art

Le quotidien est la vie qui revient de manière répétitive et prévisible. Il est une source d’inspiration pour les artistes, qui documentent le réel à travers une idée, un lieu, une histoire. Des orientations singulières sont prises pour raconter ce qu’ils ont vu ou vécu. Inscrites dans la modernité, les œuvres sont symboles de la société, elles sont des images de référence. Le quotidien est devenu une banque d’images dans laquelle puiser, il s’agit d’explorer la réalité pour la rendre extraordinaire. L’art s’installe dans notre quotidien, en tous lieux, dans l’espace public, et envahit le réel. Le street art par exemple sublime le quotidien et détourne le paysage urbain. La photographie quant à elle, permet d’intégrer le quotidien dans l’art en capturant l’architecture, le paysage, les gens. Le monde familier se trouve ainsi sublimé. « L’œil de l’artiste permet de découvrir sous un jour nouveau le quotidien […], qui se trouve réinventé à travers les propositions créatives. » Global Corporate Collections. Des natures mortes de Cézanne, aux accumulations d’Arman, l’art depuis longtemps déjà est indissociable de la vie ordinaire.