Gregory Scott


Biographie

Né en 1957 aux Etats-Unis (Michigan), il a étudié à l’Institut du design de Chicago et a obtenu un Master à l’université de l’Indiana en 2008. C’est à l’âge de 49 ans qu’il a décidé de mettre l’art au cœur de sa vie. Il vit et travaille aujourd’hui à Cleveland. Son travail a fait l’objet d’expositions en Corée, en Russie, en Espagne et aux Etats-Unis.

Dans la Collection Meeschaert

Warholian est une installation qui brouille les pistes entre les médias : une vidéo est insérée dans une photographie. Gregory Scott nous offre un moment de contemplation, d’humour et d’émotion. Il fait plusieurs clins d’œil aux œuvres d’Andy Warhol, un artiste majeur du XXème siècle, aisément copiable : Marylin, la soupe Campbell, les boites de lessives Brillo. Il a créé la canette de soupe de toute pièce, mais la robe que porte le modèle Marylin est vintage.

Gregory Scott, Warholian, 2014, Vidéo, Techniques mixtes, 82,5 x 101,6 cm

Style

Gregory Scott veut capter les états émotionnels que nous avons tous en tant qu’êtres humains : le rire, la solitude, le désir, l’insécurité, la confusion. Il tente d’atteindre trois objectifs avec son œuvre inspirée par Andy Warhol : qu’elle soit attirante, significative et accessible. Il explore le trompe-l’œil, l’illusion pour attirer l’attention du spectateur. Les différentes techniques qu’il utilise : vidéo, peinture, photographie, explorent notre perception de ce qui est « réel ». Si l’art contemporain obscurcit souvent son intention ou ne parvient pas à communiquer à son public, Gregory Scott lui, a à cœur de rendre l’art accessible à tous, et de créer chez « le regardeur » une émotion et une expérience.

Thématique : Le quotidien dans l’art

Le quotidien est la vie qui revient de manière répétitive et prévisible. Il est une source d’inspiration pour les artistes, qui documentent le réel à travers une idée, un lieu, une histoire. Des orientations singulières sont prises pour raconter ce qu’ils ont vu ou vécu. Inscrites dans la modernité, les œuvres sont symboles de la société, elles sont des images de référence. Le quotidien est devenu une banque d’images dans laquelle puiser, il s’agit d’explorer la réalité pour la rendre extraordinaire. L’art s’installe dans notre quotidien, en tous lieux, dans l’espace public, et envahit le réel. Le street art par exemple sublime le quotidien et détourne le paysage urbain. La photographie quant à elle, permet d’intégrer le quotidien dans l’art en capturant l’architecture, le paysage, les gens. Le monde familier se trouve ainsi sublimé. « L’œil de l’artiste permet de découvrir sous un jour nouveau le quotidien […], qui se trouve réinventé à travers les propositions créatives. » Global Corporate Collections. Des natures mortes de Cézanne, aux accumulations d’Arman, l’art depuis longtemps déjà est indissociable de la vie ordinaire.