Claude Viallat


Biographie

Né en 1936 à Nîmes, Claude Viallat y vit et travaille. Après avoir étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier et de Paris, il a choisi la peinture abstraite, lyrique et géométrique. Ses toiles sont sans châssis, et ses techniques picturales très diverses. Figure majeure de la peinture française, il a représenté la France en 1988 à la biennale de Venise. Il est exposé par la galerie Daniel Templon à Paris. En 2014, le musée Fabre de Montpellier consacre une rétrospective de plus de cent cinquante œuvres du parcours de l’artiste.

Dans la Collection Meeschaert

Rendu célèbre par ses œuvres constituées d’empreintes colorées sur toile ou sur papier, Claude Viallat est exposé sur la scène internationale. Inspiré par les arts premiers, l’artiste met la forme au cœur de ses préoccupations. « Ce qui compte c’est la manière dont les couleurs jouent avec les couleurs qui sont en dessous, comment d’une manière intuitive et non voulue, non prévue, j’arrive à organiser une surface en densité, en intensité. » Il s’impose comme un grand coloriste de la peinture occidentale, et sa peinture nous rend heureux.

Claude Viallat

Claude Viallat, pp 065 – 2010, 2010, Peinture, Acrylique sur papier canson, 171 x 120 cm

Style

En 1969, il est membre fondateur de Supports/Surfaces, un mouvement artistique éphémère (de 1969 à 1972), il travaille aussi bien sur des toiles, que des couvertures, des bâches, des rideaux, des nappes. Son support préféré est la toile libérée de tout châssis. Ses références sont multiples : Pollock (car il déploie son support à même le sol), Matisse, Picasso… « L’objet de la peinture, c’est la peinture elle-même ». L’art de Claude Viallat se caractérise par une couleur somptueuse, un univers vivant, un caractère spontané. « Travailler la peau des choses, la peau vécue, usée, marquée, écrit Claude Viallat en 1978, superposer les couleurs sur taches, sur coutures, sur usures, jouer la tâche, la couture et l’usure en couleur. »

Thématique : L’abstraction pour sujet

Les premières œuvres d’art abstrait apparaissent au début du XXème siècle et révolutionnent l’histoire de la peinture. Des artistes montrent des formes qui ne représentent pas le monde extérieur. L’abstraction s’oppose à la figuration car elle rompt le lien entre l’œuvre et la réalité. Le triomphe de la couleur, de la forme et l’absence de référent figuratif sont les signes de cette nouvelle liberté dans l’art. Le but est de faire ressentir aux visiteurs l’intensité des œuvres par l’émotion. C’est une attention nouvelle aux matières et à la pénétration de la lumière, cela questionne l’impact des couleurs sur notre univers. Les peintres abstraits sont émus par la simplicité des formes, ils ne sont pas intéressés par la représentation exacte de la nature, ils privilégient le geste et l’espace. La peinture libérée de tout sujet invite à l’imagination et à faire le vide dans un monde saturé d’images. Beaucoup d’historiens s’accordent à dire que l’abstraction est née du travail de deux artistes russes (Kandinsky et Malevitch) et d’un artiste néerlandais (Mondrian). Les peintres expérimentent de nouvelles images et formes, en quête d’un monde intérieur. C’est après l’invention de la photographie en 1839 que certains artistes ont remis en question le besoin de reproduire la réalité puisque la photographie le fait très bien. La couleur et la forme / Le geste et la ligne / La géométrie / L’illusion de la perception / L’émotion et la méditation.