Alexander Kaletski


Biographie

Né en 1946 en Russie, il vit et travaille aujourd’hui à New York. Avant d’émigrer aux Etats-Unis en 1975 pour fuir la menace d’une arrestation par le KGB, il a fait carrière dans la télévision et la musique. En 1985 il publie un roman semi autobiographique « Metro : A Novel of the Underground russe » qui est un best-seller. Depuis 1986, il expose dans le monde entier. En U.R.S.S, seuls les artistes officiellement désignés étaient autorisés à vendre leur travail, ils avaient interdiction d’être abstraits, surréalistes ou engagés contre le système.

Dans la Collection Meeschaert

Sur carton, les œuvres racontent l’environnement urbain de la ville de New York, et explorent les thèmes de la société contemporaine. Le spectateur est confronté à des logos du produit d’origine, Wardrobe ou Amanda par exemple, auquel l’artiste donne une nouvelle vie.

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Alexander Kaletski, Black Eye Monday, Techniques mixtes sur carton

Style

Il est devenu célèbre avec des peintures en carton, matériau qu’il récupérait dans les rues de New York. Il est fasciné par la qualité des emballages jetables aux Etats-Unis et leur donne une seconde vie. L’artiste s’est également essayé aux collages, sculptures et vidéos. « Je veux utiliser le moins pour exprimer le plus », déclare-t-il, une ligne économique, des matériaux réutilisés, l’artiste casse les codes de l’art. Des personnes de notre quotidien sont représentées, musiciens, travailleurs.

Thématique : Le quotidien dans l’art

Le quotidien est la vie qui revient de manière répétitive et prévisible. Il est une source d’inspiration pour les artistes, qui documentent le réel à travers une idée, un lieu, une histoire. Des orientations singulières sont prises pour raconter ce qu’ils ont vu ou vécu. Inscrites dans la modernité, les œuvres sont symboles de la société, elles sont des images de référence. Le quotidien est devenu une banque d’images dans laquelle puiser, il s’agit d’explorer la réalité pour la rendre extraordinaire. L’art s’installe dans notre quotidien, en tous lieux, dans l’espace public, et envahit le réel. Le street art par exemple sublime le quotidien et détourne le paysage urbain. La photographie quant à elle, permet d’intégrer le quotidien dans l’art en capturant l’architecture, le paysage, les gens. Le monde familier se trouve ainsi sublimé. « L’œil de l’artiste permet de découvrir sous un jour nouveau le quotidien […], qui se trouve réinventé à travers les propositions créatives. » Global Corporate Collections. Des natures mortes de Cézanne, aux accumulations d’Arman, l’art depuis longtemps déjà est indissociable de la vie ordinaire.