Aleix Plademunt


Biographie

Né en 1980 à Gérone, Aleix Plademunt vit et travaille à Barcelone. Il a obtenu le diplôme supérieur de photographie à Barcelone et un master à Puebla au Mexique. Il a une formation d’ingénieur.

Dans la Collection Meeschaert

« Les deux séries – Espacios comunes et Espectadores appartiennent à un projet vital questionnant le rapport de l’homme à l’espace. J’essaie d’analyser notre capacité à détruire comme à modifier notre environnement radicalement, agressivement ou tout discrètement. L’être humain crée et adapte, change et transforme, intervient, manipule, pervertit le milieu naturel au gré de ses besoins et de ses intérêts. L’homme meurtrit un lieu, une zone géographique pour satisfaire des besoins déterminés et éphémères. Le paysage humanisé devient immanquablement un paysage modifié. Je m’intéresse à l’immensité des espaces et leur magnificence. La nature nous environne et l’homme n’a de cesse de l’abîmer. Il ne reste plus d’espace vierge : aussi loin que nous puissions regarder, les paysages portent toujours une trace du passage humain. L’homme crée en permanence de nouveaux matériaux, compulsivement, oubliant leur devenir obsolète quasi-immédiat pour assouvir une soif intangible de progrès. » nous dit Aleix Plademunt.

309 - PLADEMUNT Aleix - Espectadores # 3

Aleix Plademunt, 309-PLADEMUNT, Photographie, C-print

Style

Photographe catalan, Aleix Plademunt saisit dans son travail la transformation du paysage par l’homme. Son regard critique et décalé met en lumière ce qu’il reste de notre terre. Véritable spectateur de notre monde, il nous interroge sur ce que nous faisons de l’environnement.

Thématique : L’engagement au cœur de la démarche artistique

Depuis la fin des années 1960, la portée politique, sociale, environnementale ou identitaire de l’art contemporain est grandissante. De plus en plus d’artistes ont la volonté d’affirmer leurs convictions, de casser les codes. Les messages que portent les créations artistiques peuvent viser le gouvernement, le marché de l’art, la société de consommation ou les injustices. L’avènement de pratiques dites in situ comme le street art par exemple, replace l’œuvre dans l’espace public et interroge sur la politique de l’œuvre. La question de l’engagement renvoie aux techniques utilisées, à la nature des lieux de production et d’exposition et à l’impact sur le public. Certains artistes ont choisi de défendre une cause, comme l’atteinte à la biodiversité, ou de prendre position contre un régime politique. Les visuels sont forts, ils cherchent à choquer et ne laissent pas indifférent.